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Pionnier du
cinéma direct et
cinéaste indépendant de la première
heure,
René Bail est cependant une des figures les plus
méconnues du cinéma des années 50. Son
oeuvre
marginale n'a certes pas été servie par le destin
tragique de l'homme qui, à l'âge de 40 ans, fut
victime
d'un terrible accident qui le laissa brûlé au
troisième degré sur plus de la moitié
de son
corps. Condamnée à la relégation, son
oeuvre
aurait pu sombrer dans l'oubli. Mais sa rencontre avec le
cinéaste Richard Brouillette lui redonne l'envie de vivre et
de
terminer son film. Adagio
pour un gars de bicycle
relate la vie exceptionnelle de cet homme au passé et au
présent, car, jusqu'à sa mort en 2007,
René Bail
aura continué de penser et de voir le cinéma, une
passion
qui ne l'aura jamais quitté.
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