|
Lionel Thériault
Bas Saint-Laurent
né en 1931
|
 |
|
En 1994, Lionel Thériault
achète la ferme paternelle qui avait été mise en
vente et en fait son atelier de création. En janvier 1999, suite
à la plainte d’un concitoyen, il reçoit un avis de la
Commission de protection du territoire agricole du Québec, lui
ordonnant d’enlever l’ensemble des « objets
hétéroclites » qu’il a disposés sur sa
terre. Selon l’avocat de la Commission, le propriétaire exerce
une activité « non agricole » sur des lieux
destinés à l’agriculture. M. Thériault et son
avocat se battent depuis plus de trois ans pour la liberté
d’expression du protagoniste. Celui-ci continue d’espérer qu’on
le laisse finir sa vie, en lui permettant de faire de son terrain une
zone artistique.
|
|
Léonce Durette
Gaspésie
né en 1932
|
 |
|
Menuisier à la retraite,
Léonce Durette a été un homme énergique qui
travaillait depuis plus de vingt ans à la transformation
ambitieuse de sa maison en sculpture. Victime d’une grave chute, le
créateur souffre aujourd’hui d’une légère
hémiplégie et, à cause de son manque
d’équilibre, a dû cesser toute activité
créatrice. Sa femme Colette témoigne de leur vie
passée au milieu d’un chantier et s’inquiète de l’avenir
de leur maison. L’environnement architectural qui était, depuis
plusieurs années, en constante évolution, stagne
désormais en un amoncellement de modules colorés que
Durette tente obstinément de restaurer lui-même avec
l’aide de son petit-fils.
|
Roger et Élisette
Ouellette
Charlevoix
1916-1999
|
 |
|
En passant devant la
propriété de Roger Ouellette, on remarque
d'étranges personnages de ciment coloré, indiquant la
présence d'un univers bien singulier. Depuis la mort de
Ouellette à l’automne 1999, certaines œuvres sont
absorbées par la nature alors que sur d'autres, la peinture
s'écaille. Doit-on permettre que ces témoins de
l'histoire populaire disparaissent progressivement sans un effort de
conservation minimale? Élisette, la fille du créateur,
tente tant bien que mal de préserver l’œuvre de son père.
Sans argent et sans aide de l’état, elle doit se résoudre
à découvrir, à la fonte des neiges, des sculptures
de plus en plus mal en point. Les grandes collections d’art brut
d’Europe et des États-Unis ont déjà proposé
d’acquérir quelques sculptures. Néanmoins, tant qu’elle
le pourra, Élisette essaiera de maintenir l’ensemble de ce qui
reste de l’œuvre de son père ici, au Québec.
|
|
|