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pascale ferland,
réalisatrice :
Les auteurs d’environnements d’art brut, souvent
issus de milieux
ouvriers ou ruraux, ne connaissent pas les différents
courants
de l’histoire de l’art. Ils se laissent librement
inspirer par les
éléments qui les entourent – leur
terrain ou leur maison
– et ils inventent leurs propres techniques, utilisant des
moyens et
des matériaux souvent inédits. Dominés
par
l’idée de laisser une trace, sans se soucier du
regard d’autrui,
ces gens qui ne se disent pas artistes consacreront une grande partie
de leur vie et de leurs ambitions à l’art. Cette
indifférence aux règles de comportement et
d'expression,
donne lieu le plus souvent à une œuvre unique et
hautement
personnelle, qui revêt par là même une
grande
importance. Le peintre Jean Dubuffet, disait que « Tout homme
est
marqué par son milieu et s’inscrit
inévitablement dans
son époque: c’est ce qui le définit et
le situe dans le
monde. » Les artistes d’art brut, qui
échafaudent
lentement mais obstinément leurs desseins, marquent le
paysage
de façon magistrale. Ils sont passionnés, et
l’obsession
qui les anime me fascine. Par leur troublante faculté
d’indépendance, ces créateurs
fusionnent avec
l’environnement auquel ils greffent leur œuvre. En
ce sens, ce film est
pour moi la plus belle façon de rendre hommage à
ces
personnages attachants et à leur génie
créateur.
Pascale Ferland
(Cliquez sur
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Pascale Ferland est née
à Joliette, au Québec. En
1995, elle termine des études en arts visuels à
l’Université du Québec à
Montréal.
Après avoir réalisé quelques courts
métrages expérimentaux, elle
s’intéresse au
documentaire, un genre qu’elle explore depuis 1999. En 2003,
elle signe
un premier long métrage, L’Immortalité
en fin de compte, finaliste pour le Jutra du meilleur
documentaire
et deuxième
film d’une série portant sur l’obsession
créatrice.
Abordant la même thématique, L’Arbre aux branches
coupées (2005) sera remarqué par la
critique et
présenté dans plusieurs festivals nationaux et
internationaux. Elle entame actuellement un nouveau documentaire, Les
idées
croches,
portant sur René Bail, l’un des premiers
cinéastes
indépendants au Québec. Parallèlement
à son
travail de création, elle se dévoue à
la
cause du cinéma indépendant et, en 2005, fonde et
administre avec d’autres collègues Les
Films du 3 mars, une
société de distribution associative. En 2006,
elle se
mérite le prestigieux prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton
du
Conseil des Arts du Canada, récompensant le talent
exceptionnel
d'artistes à mi-carrière.
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